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Novembre/Décembre 2003
Vol. 35, no 6
ISSN 1492-4684

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Lire me sourit

Trevor Clayton, Communications

Du 26 au 29 juin 2003, Bibliothèque et Archives Canada s’est fait l’hôte du Forum international sur la littérature canadienne pour la jeunesse, dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de la Bibliothèque nationale du Canada.

Présidé par Roch Carrier, administrateur général de la Bibliothèque nationale du Canada et auteur à succès (Le chandail de hockey), ce forum historique bilingue a réuni des centaines d’auteurs, d’illustrateurs, d’éducateurs, d’universitaires, d’éditeurs, de politiciens, d’administrateurs et de passionnés de la lecture ainsi qu’une multitude de représentants des médias, qui sont venus de près ou de loin entendre parler et discuter de livres et de littérature pour les jeunes, se renseigner et écrire sur le sujet. Parmi les pays représentés, mentionnons l’Afrique du Sud, l’Australie, le Brésil, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Espagne, la Suède et les États-Unis. Les activités de la conférence se sont déroulées au Centre des congrès d’Ottawa, à l’immeuble principal du nouvel organisme Bibliothèque et Archives Canada et au Musée canadien de la nature.

Naturellement, une entreprise aussi ambitieuse a suscité beaucoup d’enthousiasme et d’optimisme : il s’agissait du point culminant des efforts intensifs déployés durant deux années de préparation par le personnel de la Bibliothèque, un événement qui a rassemblé certaines personnalités de marque du monde de la littérature, de la politique et des affaires du Canada et de l’étranger. On a pu voir et entendre dans le cadre de diverses rencontres des auteurs et des illustrateurs lauréats, notamment Roch Carrier, Dominique Demers, Daniel Handler, Marie-Louise Gay (qui a également créé l’affiche du Forum), Michel Noël, Raymond Plante, C.J. Taylor, Cora Taylor, John Ralston Saul et Tim Wynne-Jones; les sénateurs Landon Pearson et Mitchell Sharp ainsi que les magnats des affaires Gail Asper (présidente de la fondation CanWest) et Charles Baillie (ancien président-directeur général du Groupe financier Banque TD) étaient également de la partie. Ces deux derniers sont davantage connus pour le programme de littérature « Raise-a-Reader » de la CanWest et pour le don annuel d’un livre à chaque élève de première année au Canada par le Groupe financier Banque TD et par le club national de lecture d’été de la Banque TD  -  un programme de Bibliothèque et Archives Canada.

Des séances créatives de remue-méninges ont donné lieu à la formation du Comité consultatif des jeunes du Forum. Les jeunes membres de ce comité ont mené des entretiens avec plusieurs des invités spéciaux (Martha Brooks et Roger Paré, entre autres) et ont renforcé le rôle des jeunes au Forum, veillant à ce que l’événement ne demeure pas la chasse gardée des professionnels.

Une myriade d’autres activités pour les jeunes ont eu lieu à divers endroits dans la région de la capitale nationale. Des excursions en train à vapeur, des visites d’expositions dans les musées, des séances de lecture, des ateliers, des projections de films, un cours d’art avec Barbara Reid, artiste de la pâte à modeler, et la première démonstration du Club de lecture à large bande (système Internet permettant aux étudiants de discuter de littérature en temps réel avec d’autres étudiants de partout au pays) ont offert un divertissement éducatif sans fin dans le cadre d’un événement qui semblait donner à la littérature canadienne un avenir sans borne. Même l’histoire canadienne du hockey a eu sa place lors d’une présentation dynamique donnée par le prolifique auteur québécois Raymond Plante.

Les participants à la conférence ont discuté de sujets touchant les enfants de tous les âges, des nouveaux-nés aux jeunes adolescents. Une série d’ateliers sur la petite enfance et la promotion de la lecture ont mis en lumière de nombreux programmes dont la philosophie commune est simplement d’inciter les enfants à lire à un très bas âge et d’instiller chez eux un amour pour la lecture qui persistera. Parmi les ateliers présentés, mentionnons le programme Toup’tilitou, qui fait appel aux jeux et à la découverte pour familiariser les enfants au langage et développer leur imagination, et le « Parent-Child Mother Goose Program », qui favorise le développement de l’alphabétisation en milieu familial en soulignant l’importance de jouer avec les mots et de raconter des histoires à la maison.

À l’aide d’une vidéo, une participante au Forum, Mme Renata Junqueira de Souza, de l’Université d’État de São Paulo (Brésil), a affirmé que l’adoption par son pays du « Mother Goose Program » montre à quel point il est important pour les familles des collectivités brésiliennes les plus pauvres de lire et de passer ensemble du temps de qualité.

Pour les enfants un peu plus âgés, deux programmes stratégiques de motivation à la lecture, « Battle of the Books », aux États-Unis, et « Young Reader’s Choice Awards », en Amérique du Nord, offrent aux étudiants l’occasion de mettre leur compréhension à l’épreuve et donnent aux jeunes lecteurs une chance de voter pour leur livre préféré à partir d’une liste d’ouvrages présélectionnés. Plusieurs auteurs lauréats canadiens écrivent pour ce groupe d’âge (des années de la préadolescence aux années qui la suivent), traitant de l’aliénation et de la colère chez les adolescents (Martha Brooks, Lesley Choyce), de la sensibilité à la diversité raciale (Rachna Gilmore, Élyse Poudrier), de la poésie adolescente (12 recueils de poésie publiés sous la direction de Sylvie Massicotte aux Éditions de la courte échelle) et de la fiction historique, genre très apprécié et indispensable (Julie Lawson, Eric Walters).

Le dénominateur commun de l’ensemble des présentations et des ateliers était une passion pour l’alphabétisation et l’importance de raconter des histoires. On a pu détecter cette même passion dans les discours de Roch Carrier, administrateur général de la Bibliothèque nationale du Canada, qui a abordé l’insuffisance déplorable des fonds accordés aux bibliothèques des écoles publiques canadiennes et leurs rayons presque vides, constatés lors de visites qu’il y a effectuées. John Ralston Saul a pour sa part dénoncé la situation actuelle des écoles du réseau public au Canada. La sénatrice Landon Pearson, présidente du Comité directeur du Forum, a souligné l’irresponsabilité des compressions imposées aux bibliothèques dans un pays aussi prospère que le Canada.

Les idées et les programmes créatifs présentés par les participants au Forum sont susceptibles d’accroître le niveau d’alphabétisme chez les jeunes et de mieux faire connaître la richesse de la littérature canadienne pour la jeunesse. Les méthodes employées varient, mais chacune d’elles permet aux jeunes de découvrir le plaisir de lire.