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Mai/Juin 2003
Vol. 35, no 3
ISSN 1492-4684

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Sur la route :
Jack Kerouac est mort, mais son esprit fatigué de la route vit toujours

Trevor Clayton, Communications

Cet état d'esprit est au cœur de Sur la route, une rétrospective de 300 ans de l'influence interculturelle entre le Canada et les États-Unis sous forme de livres, brochures et affiches rares exposés à la Bibliothèque et aux Archives du Canada, en collaboration avec l'ambassade des États-Unis.

La grande ouverture a eu lieu le 12 mars dans le hall principal de la Bibliothèque et des Archives du Canada, avec des discours de l'administrateur général Roch Carrier et de l'ambassadeur américain Paul Cellucci.

« Jack Kerouac est né il y a 81 ans aujourd'hui », a commencé M. Carrier. « Cette exposition pourrait être appelée la célébration de l'esprit de Kerouac ».

L'ambassadeur Cellucci a parlé de la Bibliothèque et des Archives du Canada comme d'une institution de classe internationale et de l'exposition comme d'une illustration romantique de l'expérience transfrontalière.

« L'ambassade des États-Unis est très fière de parrainer cette exposition avec la Bibliothèque nationale. Nos deux pays demeurent des amis et alliés inconditionnels », a-t-il dit.

Cette exposition suit les mouvements des peuples autochtones, des loyalistes, des patriotes, des réfugiés, des écrivains, des imprimeurs, des aventuriers, des explorateurs et des prospecteurs d'or à travers le Canada et les États-Unis. Les comptes rendus de leurs voyages et expériences font revivre l'histoire commune de l'Amérique du Nord.

En commençant par les Autochtones qui ignoraient les frontières et dont les langues devinrent par la suite communes aux deux pays, des Canadiens et des Américains de tous les milieux ont été contraints pendant des siècles de voyager à travers la patrie de l'autre. Durant la Révolution américaine, certains se sentirent persécutés politiquement dans leur propre pays et cherchèrent refuge dans l'autre, alors que certains passèrent la frontière pour rallier des hommes à leur cause. Des imprimeurs indépendants se dirigèrent vers le nord et le sud pour créer des publications qui deviendraient invariablement indispensables aux chercheurs de l'histoire nord-américaine. Des botanistes et des chroniqueurs écrivirent des almanachs et des journaux personnels sur leur traversée de la frontière. D'autres avaient simplement besoin de voir ce qui était de l'autre côté.

« Ce rassemblement sélectif d'œuvres, toutes tirées de la Collection des livres rares de la Bibliothèque nationale, montrera aux visiteurs que les routes entre nos deux pays sont en effet très fréquentées », a dit Michel Brisebois, conservateur de l'exposition.

Les points saillants de l'exposition incluent des livres de prière et des contes de fée traduits en mohawk, ojibwe, en jargon chinook et en blackfoot pour les Autochtones des deux côtés de la frontière, des journaux de voyage et des guides écrits par des Américains pour des gens visitant le Canada, une affiche de chemin de fer encourageant la colonisation américaine dans l'Ouest du Canada; une pétition signée par des centaines d'Américains pour la mise en liberté de William Lyon Mackenzie d'une prison américaine; les premières éditions de The Adventures of Tom Sawyer, disponible au Canada avant d'être publié aux États-Unis, et d'Anne of Green Gables, publié aux États-Unis des décennies avant toute édition canadienne; la première édition de On the Road, de Kerouac, évaluée à 10 000 $, et un manuel de 1968 pour les insoumis vivant au Canada.

C'est la troisième d'une série d'expositions préparés avec des ambassades (donc celles d’Australie et de Belgique); le tout a été organisé et documenté en profondeur à la fois par Michel Brisebois et par Jan Cellucci, l'épouse de l'ambassadeur américain.

Sont présentés ici des passages sur les « Voyageurs canadiens » du livre Astoria, or, Enterprise beyond the Rocky Mountains, écrit par le célèbre auteur américain Washington Irving en 1836 et inclus dans l'exposition :

« Ils héritent aussi d'un fond de civilité et de complaisance; et, à la place de cette froideur et de cette grossièreté que les hommes menant une vie laborieuse sont susceptibles de démontrer les uns envers les autres, ils sont mutuellement obligeants et complaisants, échangeant des propositions aimables, se rendant mutuellement aide et confort en cas d'urgence.

« Ils ne sont jamais aussi heureux que, lors de longues et difficiles expéditions, ils montent péniblement les rivières ou cabotent les lacs, campant aux frontières la nuit, bavardant autour des feux et bivouaquant au grand air ». 

Sur la route sera présentée jusqu'au 12 mai à la Bibliothèque et aux Archives du Canada, au 395, rue Wellington, à Ottawa.

Pour plus de renseignements au sujet de Sur la route, veuillez communiquer avec :

Michel Brisebois
Conservateur des livres rares, Bibliothèque et Archives du Canada
Téléphone : 613-992-6961
Télécopieur : 613-943-1112