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Kathleen Parlow - Enfance et études

Cette femme, devenue la violoniste la plus respectée de son temps, naît à Fort Calgary, en Alberta, en 1890. Elle est la fille unique de Charlie, employé de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et de sa femme Minnie. Alors qu'elle a quatre ans, sa mère et elle vont s'installer à San Francisco; Kathleen ne revient pas demeurer dans son pays natal avant 1940. Malgré tout, mère et fille ont gardé des liens solides avec le Canada; en fait, alors que la carrière internationale de Kathleen progresse, on parle souvent d'elle comme de la « violoniste canadienne ».

Minnie Parlow jouait elle-même du violon et, en Californie, elle avait offert un violon de format réduit à sa fille. Kathleen commence par prendre des leçons avec son cousin Conrad Coward, professeur de violon; c'est lui qui, le premier, décrète qu'elle est une enfant prodige. Comme son immense talent devient de plus en plus évident, on l'envoie chez le professeur de violon Henry Holmes. L'ascension rapide de Kathleen Parlow est attribuable en partie au fait qu'elle a suivi ses cours à domicile où elle pouvait consacrer plus de temps à son instrument que si elle avait suivi le programme normal des cours. Kathleen Parlow était convaincue que c'était la nature qui lui avait donné cette aisance avec laquelle elle maîtrisait même les techniques les plus difficiles de son instrument : « I have a very good hand for a fiddle. It has a big stretch.… There really is such a thing as a physical aptitude for the violin, and I had it. » [traduction libre : J'ai une main idéale pour le violon, car elle a une grande allonge […]. Il existe vraiment une aptitude physique pour le violon, et je possédais cette aptitude.] (Hambleton, 1978)

 
  Leopold Auer, professeur et mentor de Kathleen Parlow

À l'époque, il était normal pour les musiciens nord-américains d'aller en Europe chercher le meilleur enseignement et lancer leur carrière de concertiste. Holmes s'étant rendu compte que son élève devait faire ce voyage pour polir son talent et entreprendre une carrière, il s'était arrangé pour qu'elle puisse se produire en Angleterre. Ainsi, avec en poche la somme de 300 $ fournie par leur église, Kathleen, alors âgée de quatorze ans, et sa mère s'embarquent pour l'Angleterre où elles sont arrivées le 1er janvier 1905.

 
Kathleen Parlow à Londres en 1905  

La jeune violoniste a interprété le concerto pour violon de Beethoven avec l'Orchestre symphonique de Londres. Après avoir assisté à un concert donné par un autre violoniste prodige de quatorze ans, Mischa Elman, les Parlow décident d'aller voir le professeur d'Elman, Leopold Auer. Afin de payer les dépenses de leur voyage en Russie, où ce dernier enseigne, elles demandent et obtiennent un prêt de lord Strathcona, alors haut-commissaire canadien. Celui-ci avait aussi fourni une aide similaire à la célèbre chanteuse canadienne Éva Gauthier, à peu près à la même époque. Kathleen Parlow est ainsi devenue la première étrangère acceptée au conservatoire de Saint-Pétersbourg, en octobre 1906.

Les élèves de Leopold Auer Page dédicacée tirée de Graded Course of Violin Playing de Léopold Auer

Kathleen Parlow se remémore cette époque dans un article intitulé « Student Days in Russia » publié en 1961. Elle est la seule fille dans une classe de 45 élèves parmi lesquels on retrouve d'autres jeunes violonistes prodiges comme Efrem Zimbalist et Elman. Au début, intimidée par leur talent, elle s'en sort en travaillant « comme un terrassier ». Elle a reconnu que toute cette magnifique musique ne l'a jamais découragée, mais l'a plutôt poussée à travailler davantage et à essayer de jouer aussi bien qu'eux. Plusieurs des partitions pour violon apprises avec Auer, comme ce qui était à l'époque le tout nouveau concerto pour violon d'Alexandre Glazunov, directeur du Conservatoire, demeurent les œuvres de base de son répertoire. Auer enseigne à la jeune violoniste à jouer avec, en tête, un unique objectif artistique : « Faites chanter votre violon. »

L'expérience que Kathleen Parlow avait acquise au Conservatoire de Saint-Pétersbourg la propulse sur le chemin de ses plus grands succès. Elle aime la vie là-bas, tout simplement : « The joy I had in my lessons is hard to describe.… I sat in that room twice a week from two until six and drank it all in, coming away utterly exhausted but happy. » [traduction libre : La joie que m'apportaient mes leçons est difficile à décrire […]. Je m'asseyais dans cette salle, deux fois par semaine, de 14 heures à 18 heures, et je n'en perdais pas une miette. Je sortais complètement épuisée, mais heureuse.] (Parlow, 1961)

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