Le Corps expéditionnaire canadien :
L'organisation du CEC et de ses unités
Les régiments de milice d'avant-guerre n'ont guère joué de rôle dans l'organisation du CEC en 1914. Sir Sam Hughes avait décrété que le plan de mobilisation du personnel de la milice ne devait pas être suivi, et il a envoyé des télégrammes dans tout le pays incitant les volontaires à se réunir à Valcartier, près de Québec. Même si les régiments de la milice fournissaient des bases de recrutement pour les unités partant outre-mer, les liens entre eux et les bataillons identifiés d'infanterie du CEC étaient ténus. Après la guerre, les régiments ont maintenu les bataillons auxquels ils avaient le plus contribué. On peut trouver une liste de ces bataillons maintenus dans la Militia list et dans la Defence forces list au cours des années 1920 et 1930. Le livre de Meek, Over the top, ouvrage prévu au début pour le collectionneur d'insignes de casquette, illustre de façon graphique les origines et le devenir des bataillons d'outre-mer, à la fois ceux qui ont servi sur le terrain et ceux, beaucoup plus nombreux, qui ont été démantelés pour renforcer les autres.
Bien des unités ont écrit leur histoire peu après la guerre, et d'autres ont publié des « livres d'images » avant de partir outre-mer, ce qui nous en dit beaucoup sur leur composition. Beaucoup de ces ouvrages sont rares de nos jours. Les histoires d'autres bataillons ont été incorporées à celles des régiments qui les ont suivis. D'autres projets sont tombés dans l'oubli durant la Crise de 1929 et n'ont été repris qu'après la Seconde Guerre mondiale. L'intérêt pour ces bataillons de la Première Guerre mondiale a resurgi, comme l'indiquent les travaux de Bagley, de Dancocks, de Gagnon, de McWilliams et autres. Étant donné que le lecteur ne s'intéressera probablement qu'à une unité particulière, on en trouvera un grand nombre dans la liste ci-dessous. Ils varient grandement quant à leur valeur, mais ils ont tous quelque chose à offrir aux lecteurs. Bien des histoires antérieures sont devenues rares.
La mobilisation de 1914 n'a pas provoqué la même cassure avec l'organisation d'avant la guerre dans les autres armes et services que dans l'infanterie. Leur contribution est par conséquent mieux reflétée dans les histoires générales de l'unité ou de la branche. Le volume I de l'histoire de l'artillerie de Nicholson fournit un excellent récit du travail de cette dernière pendant la guerre, comme le fait son ouvrage intitulé Seventy years of service, catalogué dans la section Médecine pour le service de santé de l'armée canadienne.
Il y a eu peu de place pour la cavalerie dans le Corps d'armée canadien; la Brigade de cavalerie canadienne a combattu pendant toute la guerre au sein de formations britanniques. Dragoon, histoire du centenaire du Royal Canadian Dragoons de Brereton Greenhous, fait un exposé utile des actions de cette brigade.
* Canada. Dept. of Militia and Defence. -- The militia list. -- Ottawa : King's Printer, 1914-1929.
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Le titre et la fréquence varient. Après 1922, publié par le ministère de la Défense nationale. À partir de 1930, intitulé Defence forces list, Canada, mais le contenu est resté en grande partie inchangé.
Canada. Ministry of Overseas Military Forces of Canada. -- Report of the Ministry : Overseas Military Forces of Canada, 1918. -- London : H.M. Stationery Office, 1919. -- 533 p.
Love, David W. -- "A call to arms" : the organization and administration of Canada's military in World War One. -- Winnipeg : Bunker to Bunker Books, 1999. -- 349 p.
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Un ensemble de détails organisationnels très utile, mais inconsistant. L'ouvrage présente souvent des réimpressions de sources officielles. La mise en page est malheureusement encombrée et la reproduction est souvent de mauvaise qualité.
Meek, John F. -- Over the top : the Canadian infantry in the First World War. -- Orangeville, Ont. : Privately printed, 1971. -- 188 p.
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